Age des gens d’Août onirique

Il en est des pseudos comme des mouches, des chemises et des douches : à peine ont -ils paru que déjà on les craint… oui enfin sauf les douches…et les chemises, et en fait pour tout dire on ne craint pas vraiment les mouches. Moralité il ne faut pas suivre les inconnus, surtout les proverbes.

L’agenda ironique d’Aout est lancé sur le site « le dessous des mots » par Iotop

La règle en est simple, choisissez une plage dans les différentes acceptions que peut recouvrir ce mot ( plage à parasol, plages de valeurs possibles, plage arrière , bref partout où plage il y a ) ; composez un édifice verbal de style « à votre convenance » ; fourrez-y « Flot » « Argile » « Perche » « Monoï » ; faisez le savoir où qu’y s’trouve sur le site de l’adresse indiquée plus haut. Il me semble me rappeler qu’on désignait deux gagnants : un du meilleur texte, et l’autre du plus mauv… heu …qui devait organiser le mois suivant.

Voici ma contribution, si elle arrive à sortir.

Fatras, le chat qui parle prenait un bain de soleil sur la plage abandonné. « Flot » dit-il, « tu es limoneux et jaune, peu ragoutant tu n’incites pas à se baigner, du tout. Déjà que je n’aime pas ça, mais là… ». Sur ce il ne finit pas sa phrase et se laissa retomber sur le sable duquel il s’était dressé pour invectiver l’estuaire.

« Argile, sable, limon je contiens, aussi suis-je un peu coloré, certes, mais je charrie la vie. En mon sein vivent des « perches » et pas seulement ! Je te trouve un peu sévère et de tes discours ne me fais pas trop de tourment » répondirent les flots par leur ressac régulier et le bruissement du sable, des coquillages et quelques cailloux que les vagues agitaient, aidés aussi sans doute un peu l’imagination fatrasienne.

« LA VIE ! » s’exclama le chat pitrement sursautant tel un piège à ours trop sensible se refermant sur le vide, et retombant sur ses pattes. « Les microbes, oui ! les méduses piqueuses ! le sperme de poisson ! QUE DALLE , je me baignerai pas ! ». Tout pendant cette tirade il trépigna des papattes dont les coussinets le chatouillaient sur le sable brûlant.

« Monoï ». C’était le maître du chat qui aspergeait son animal sans défense d’huile exotique pour lui « embellir le poil » gràce à son pulvérisateur intégré, en plastique. Pssshit psshiit pshiiit ça faisait. Fatras en prit plein les yeux et les babines, il dégoulinait de graisse comme un churrito bas de gamme. La vague qui l’accueillit n’eut pas le temps de dire « bien fait, le fat », qu’il se roulait comme un bébé phoque dans l’eau moins salée et plus chaude que celle de la pleine mer.

Elle put tout de même murmurer « tu vois que j’ai fini par te troubler… » tandis qu’un chat de mer cabriolait vers le fond.

Voilà j’ai fait, je vous laisse deviner pour quel prix je concoure. Evidemment la photo et le titre n’ont rien à voir avec ce texte mais tout à voir avec ce à quoi vous avez échappé. ;o)

19 commentaires

  1. Re Bon jour,
    Diantre, le chat n’a pas le dernier mot et ça griffe de la rébellion ambiante mais tout cela se termine dans le ton huileux et tout juste s’il ne devient pas : poisson chat… :)
    En tout cas un texte bien cuisiné qui ne laisse pas indifférent :)
    Merci de ta participation active et joyeuse.
    Max-Louis

    Aimé par 2 personnes

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