Il était une fois, Fatras !

Suite à cet article « Qui saura, Fatras« , dont je comptais qu’il suscite une réponse collective claire à la question existentielle, les voix aimables et commentatrices se sont réparties également sur les 3 options proposées.  Ce qui ne m’arrange pas.  Je vais reformuler.

Il était une fois un arbre normal et sans vraiment rien de particulier, il était beau.  Le paysan, comme son père, son grand-père, et sans doute d’autres avant, le laissait là où il avait poussé, au milieu d’une prairie, pour donner de l’ombre aux vaches.

Un jour un chat, se trouva monté dans l’arbre. Les chats sont des êtres en général discrets et il n’est guère étonnant que personne ne l’ait vu arriver là, mais le fait est qu’il y resta suffisamment longtemps pour qu’on finit par le remarquer, et que par la suite on  finisse par ne plus voir, et surtout ne plus entendre que lui. C’est ce qui fait qu’il y a quelque chose à raconter  :  ce chat parlait.

A l’origine de cette particularité bien singulière, même si d’autres chats ont parlé dans les histoires, il y a le pauvre fou, « l’estourbi », qui nourrissait ce chat et s’en croyait le maître.  Cet homme vivait dans une cabane au fond des bois, non loin d’un village où il faisait peur aux mères de famille qui craignaient que leurs enfants deviennent ne finissent comme « l’estourbi ».  Aussi ce dernier avait appris à son chat à parler, pour qu’il aille à sa place au marché à sa place  ;  il s’agissait de demander l’échange de couteaux, car « l’estourbi » perdait ou abîmait régulièrement ses lames, contre des produits de la forêt, comme des fruits, des baies, des champignons, ou des plantes spéciales.

Pour faire parler son chat « l’estourbi » avait  fait appel à une fée des bois, pour celles et ceux qui ne l’auraient pas déjà deviné.  Et pour être tout à fait franc il avait saoulé Tonnelle, c’est le nom officiel de la fée, de paroles et de chanson pour qu’elle l’aide.  Elle n’avait bien voulu donner un chat qui parle qu’à la condition que toujours le chat serait content, et bien traité.

Tout est donc parfaitement normal jusque là  :  un fou un peu sorcier, une fée, un chat qui parle, et un village terrorisé.  Vraiment pas de quoi perdre son temps.

Mais un jour le chat crut que le don de parole lui conférait aussi le don de penser.  Et même pire que ce qu’il pensait était intéressant pour les gens du village.   Il se mettait à discourir sur la place du village, exposant un jour sa théorie de la bouillie, le lendemain les fondements de la science des patées, un autre jour c’était une conférence sur la chasse aux souris comparée à celle des rats des champs, sachant que lui-même n’avait jamais vu ni souris, ni rats de champs, puisqu’il vivait dans les bois.

Tout ça faisait bien rire tout le monde, ce qui ne fit qu’aggraver le mal, le chat se crut apprécié pour sa sagesse.  Toutes les caresses que les villageois lui donnaient, le contentait aussi grandement.  Alors il multipliait les occasions de se faire valoir auprès de ses disciples, comme il le croyait.

Mais il avait un problème  :  comme il était petit, il avait du mal à prévenir tout le village qu’il allait parler.  Il s’en plaignit à l’Estourbi.  Or ce dernier était un peu jaloux du succès de son chat, car lui-même était plutôt rejeté et moqué.  Mais enfin pour lui faire plaisir, et que la fée Tonnelle ne revint pas, il lui mit un collier avec un grelot.

Le fut très content de se promener dans le village en faisant sonner son grelot du plus fort qu’il le pouvait.  Mais ça ne suffisait pas, les vaches un peu sournoises faisaient exprès de ne pas l’entendre avec leurs grosses cloches, et feignaient de vouloir l’écraser. Quand il s’en plaignit à nouveau à l’estourbi, celui-ci trouva un moyen :  il fallait habiller le chat d’un habit de couleurs très vives, et couvert de plein de grelot.  Il savait bien sur que ce costume rendrait le chat ridicule, et le ferait ressembler au guignols et autres fous du roi, mais il pensait que le chat ne s’en rendrait pas compte.

Alors ce qui devait arriver arriva, le chat fut moqué,puis fut rejeté du village s’il continuait à porter ce costume qui avait bien fait rire, une fois mais empéchat tout le monde de faire la sieste.  L’estourbi riait sous cape, mais cet idiot égoïste ne s’était pas rendu compte que le chat était très malheureux.

Tonnelle la fée fût désolée mais si le chat était malheureux il fallait lui enlever la parole, pour son bien, et quant à l’Estourbi, qu’il reste dans sa cabane et fasse attention à ses affaires, il ne trouverait plus jamais le chemin du village.  Alors le chat s’enfuit, et arriva dans l’arbre.

Mais qui est Fatras ?

12 commentaires

          1. si l’on pousse la réflexion un peu plus loin le chat EST fatras puisque l’un ne va pas sans l’autre… à moins que le fatras soit…… non je m’égare ! je vais attendre la suite :-D

            Aimé par 1 personne

  1. je donne ma langue au chat qui parle pour Fatras ( je ne suis pas encore tout à fait estourbie ) , quant à ton historiette elle est très bien et elle me plait , entre Tonnelle, le minou et l’estourbi !
    Bravoooo ☺😊

    Aimé par 1 personne

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