Personne d’autre ?

Kadhja Bonnet chante « Nobody else » restons calmes.

Imaginez que vous soyez à peine remis de la plus sanglante dispute avec votre conjoint.e depuis votre rencontre, normal après 3 semaines de confinement dans votre HLM plein d’habitants aux horaires imprévisibles mais de toute façon trop bruyants, et ce quelques soient leurs efforts… c’était le sujet de votre dispute, car votre compagne à gnon, ou compagnon à gneuh, refusait d’admettre que la voisine du dessous vous avait démontré que le bruit de vos pieds nus, ou en chaussettes, s’entendait parfaitement bien chez elle, surtout la nuit. En conséquence de quoi le rock après 23 heures, si on pouvait s’abstenir, elle préférait.

Imaginez que vous ayez ri l’autre jour à la vidéo de Pierre Emmanuel Barré contre les déclarations du président du Medef et d’une sous ministre concernant les efforts et le travail en sus à fournir.

Imaginez que le travail vous ait déjà rincé 4 ou 5 fois, ait détruit les quelques personnes qui y croyaient en restant sensibles de votre entourage… heu non pas quelques, toutes, tout le temps à chaque fois et plus la personne était brillante et humaine, plus ça prenait de temps, plus c’était horrible.

Imaginez que vous ayez eu raison, depuis si longtemps. Que vous le saviez depuis le collège, depuis la maternelle. Si si ça peut. Le « tambour ».

Et puis vous tombez sur ça : Le RSA pourra être assorti d’une obligation de bénévolat.

La question n’est pas le bien que fait l’action bénévole à la personne qui l’exerce, ni l’utilité sociale que ça représente. Je crois pouvoir parler de ça, et même avoir un point de vue autrement plus profond que la plupart des gens là-dessus. En résumé le bénévolat est la négation du système social français, les gens qui défendent les deux en même temps sont comme le père chanteur de « la vie est un long fleuve tranquille ». Cela dit c’est un mal nécessaire, à la fois à eux, à celles et ceux qui n’ont que ça, et à la société qui en fait usage comme un médecin drogué à la morphine, pour « tenir ». Ecce homo.

La question c’est que « ceux qui veulent bien » ne peuvent pas être ceux qu’on oblige. C’est la dernière étape de la double pensée, celle après quoi Big Brother se sera définitivement emparé de nos vies.

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