aïe et fines herbes

NARRATEUR, qu’on peut écrire NA-raté aussi.

Février, dans ce que j’appelle aïe , ce coup-ci est donné par ecriturbulente.

On fait talent vert  ( donc le texte a été inauguré en partant de la fin, à l’envers ).  Avec si possible une histoire de  Toto le taureau en écriture automatique mais donc au final,  Le auteur a eu pitié et il esquissé un genre d’histoire, ce pleutre, si ça aurait été moi, je te garantis qu’y aurait eu que de la totomatique à l’envers, et pis c’est tout …

Mais la tête où l’ai-je, on ne parle pas de ça, chez ces gens là, on conte.  Alors voila, l’histoire c’est la nature, pour les vaches cette histoire de saillie, qui d’ailleurs au final ne dure pas si longtemps, mais au moins elles l’ont une fois de temps en temps. 

Une petite remarque encore :  le totomatique ça va hyper vite dans le tactactac, hein ? le auteur voulait, mais moi je trouve ça bien raide, ou pas hihihi y pas que mon point de vue alors place au rêves de nos personnagaaages.

FERMIERE

Alors, oui, elle pensait aux choses qu’évoquent les veaux. La conséquence de quoi les veaux ? La saillie des vaches, par derrière, appréciant, il vaut mieux que ça se passe gentiment non  ?  Et puis à qui s’en plaindre, les pauvres ?  Mais elles s’en plaignaient pas, qu’elle meuglaient , faites que ça dure qu’elles meuglaient, et qu’ça cogne nom de d’là !

Mais aussi quand même la fermière était une femme, dotée de ce qu’une femme a , affamée aussi, oui cela peut arriver surtout aux vigoureux exemplaires de l’humanité rurale dans la force de l’âge, y compris si elle est plus jeune que ça quand même.  Alors elle regarderait ça, comme ça, sans jacter, ni … c’est quand même un peu dur non ?  non pas dur du tout, ou alors bien serré dans un caleçon en cote de maille, et elle sait bien que c’est pas le cas parce que les pneus de la ferme elle les connait pour les laver bien régulièrement.  Et là donc c’est pas faute au métal c’est faute de raideur en dedans qu’est pas là , qu’est absente et qu’est mème aux abonnés absents depuis un certain moment.  Y a pas de justice sur cette terre, toute cette chair là qu’attend que ça, qui se dévore, qu’appelle la main mème crottée, on s’en fout on n’en est plus là, qui voudrait mème plus , plus la force,  qui ne fait plus que soupirer langoureusement dans cette grange pleine de vent, de paille qui se cogne dans les poutres et fait de la poussière dans tous les yeux, voila encore qu’on déraille.

FERMIER

Mais aussi il faut songer à l’électrisation de la fermière qui peut-être, ne nous immisçons pas dans leur vie intime, n’avait de saillie que l’observation attentive, attentionnée de son mari sur les oeuvres du taureau, et de professionnalisme en stress inquiet pour le rendement, le prèt, les clotures, le syndicat, la PAC et tutti quanti , il n’avait pas l’idée ce pourtant vigoureux exemplaire de la l’humanité rurale.  Et la banquière, et le maire et le voisin et ses terres et quoi bordel de tracteur qui veut plus avancer comment faire ?  L’mécano y f’ra du noir il en a marre tant pis , c’est qui le fait vivre, hein , l’était bien content avant, nan ?  Pis si les veaux sont bien vendus on pourra voir avec untel qui s’en va , sa parcelle qu’est loin pour lui de toute façon, mais qui ferait bien son billet de PAC si on l’obtient et tant pis pour le jeun qu’en aurait bien besoin , paske de toute façon il est pas du coin, c’est tout, alors untel il faudra bien qu’il la passe la parcelle.  Si les veaux sont bien vendus.  On pourra bien aussi essayer ce nouveau traitement qui va  si bien chez l’autre voisin un malin celui là, il sait y faire, alors surement son traitement il va bien, si le syndicat le dit, c’est que ça va bien… quoique, l’autre fois ils avaient pas dit que ça marchait pas si longtemps et que ça salopait tout, et pourtant ills lleee savaient.  Mais quoi faire ? et si les veaux se vendent pas bien ?

TAUREAU

Il entonna aussitot , aussitot il entonna une longue strophe pleurnicharde sur son role désespérant des reproductions infidèles , mais en alexandrin, parait-il qu’il l’entonna sa longue strophe turgescente à nouveau et bientot reniflante et souflante et presque rugissante au soleil palot de janvier il était bien réchauffé l’ami taureau quand il finit sa strophe qu’il avait pourtant bien commencée pleurnichante.

Mais j’aime , disait-il qu’on tripatouille les bouquinoirs. Nonobstant mon vocabulaire répépéttititif et lancinianian j’ai plus rien à foutre là dedans, disait le taureau en s’essuyant les cornes sur la chemise à carreau du fermier rougissant tandis que sa femme passait sa langue sur ses lèvres.  En une navette timide et rose qu’on aurait dit une vaguelette d’une mer chaude et bleue.  Qu’on aimerait nager jusque là bas, comme les cousines baleines, ou les orques, Oui les orques !   Chez les orques c’est les nanas qui commandent, qui s’occupent de tout. Juste nager, sauter, pécher , manger, inventer des combines pour surprendre un phoque ou un banc de sardines, éviter les filets des pécheurs aussi cons que des paysans, voilà ce petit bout de langue qui pointe comme une plage qu’on aperçoit où se prélasser et qu’on ne peut atteindre mais ce serait pas grave si au moins on était un orque et pas une bête à corne, à saillie. Tiens voila l’autre béta et sa chemise qui s’agite, on dirait bien qu’il veut remettre le couvert avec …c’est qui celle là déjà ?  Paquerette ?  Camilla ? Non c’est bien Paquerette dont la fermière quide la croupe à son regard dégouté, déjà , de lui , de la vie moderne, tandis que le béta corne comme un bateau dans le brouillard, ça la brume est permanente dans sa tête à lui, et qui le tire, pour aller au fond de cette étable puante…C’est reparti , heureusement qu’il y a le vertige, le moment fou…

Et le bateau file écraser des vices à qui veut l’entendre par le tourne boulon qu’on ne voit que dans le noir si  on a de la chance, et qu’on le convoite sinon il vaut mieux boire.

Je vais prendre le filet à pèche par les cornes.

LA CHARCUTIERE DU VILLAGE

Tu le vois là mon paté ?!  Ben je l’ai fait avec TON taureau Toto, et il est bon , tu peux me croire, un bon taureau et un bon paté  !   Tiens je t’en met une tranche, sur la maison, tellement que je suis contente de ce paté de ton taureau, je te l’offre.  Mais bien sur que tu me l’as vendu ton taureau, mais ça m’est égal moi je veux t’en offrir, t’en donneras à ton mari et tu me paieras en sourire demain. Hein ? Ma pauvre fermière.

Mais faut pas pleurer malheureuse !  Et puis si ça marche pas, j’ai autre truc  :

« Le meilleur moyen d’éviter la chute des cheveux, c’est de faire un pas de côté. »

 

Condoléances à vos cerveaux si vous avez tout lu, ils ne s’en remettront pas forcément sans séquelles.  LA contrainte c’était la dernière phrase et le coté « rêve », si vous ne l’aviez pas deviné.

 

 

26 commentaires

  1. ouille ! j’ai pas tout ingéré :-D mais j’ai trouvé un début d’explication sur le net, pas d’angoisse :
    « La profondeur de notre inconscient est une énorme bibliothèque, un immense réservoir d’images, de couleurs, d’odeurs, de bruits, de sensations, d’émotions. Freud parlera de « désirs refoulés », Jung de « souvenirs ancestraux, d’archétypes qui remontent à la nuit des temps ». Tous ces « désirs » et « souvenirs ancestraux » peuvent remonter des profondeurs, comme des bulles qui remontent à la surface pour se traduire ou pas dans des scénarios plus ou moins abracadabrantesques.

    Faut-il en déduire que je suis étrange et/ou bizarre ? Que je suis dérangé(e) ? Que j’ai l’esprit mal tourné ? Rassurez-vous il n’en est rien, dans ce monde irrationnel et subjectif que sont les rêves, même les histoires les plus loufoques sont tout ce qu’il y a de plus normal. »

    Aimé par 1 personne

    1. c’est surtout une blague. un défoulement. comme par exemple si on était ami.e.s et que j’ai confiance en ta confiance en toi j’essaierai la vanne  » pour que ton esprit tourne mal , il faudrait qu’il soit présent… »

      Ha merci, un rêve c’est un rêve, et souvent on y régle des comptes impossible à régler sinon.

      Aimé par 1 personne

  2. Oui c’est normal car Comme disaient Stevie Wonder et Paul Mc Cartney à Barak Obama , qui sut en tirer de tenebreuses leçons dans lesquelles ressortait encore mieux une lueur d’espoir : « noirceur et ironie vont ensemble en harmonie »
    Cela dit mon anglais n’est pas toujours exact je vous en laisse juge.

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