Débat : peut-on encore gouverner à l’heure des réseaux sociaux ?

Ma participation au débat…
« un mal plus profond » ? Ou un bien : celui de la (re)prise de pouvoir du peuple formé d’individus.
Coline Serreau dans le titre « solutions locales pour un désordre global » mettait bien le doigt sur ce qui caractérise l’époque.
https://youtu.be/3q_xzQ7pRi4
J’entendais dans une analyse politique ce matin, en substance, que l’absence de scrutin national intermédiaire pendant 3 ans, avait abouti à une « absence de baffe » au pouvoir – lacune comblée par les gilets jaunes.
Au dela de la crise actuelle il faut noter que le jacobinisme ou centralisme démocratique dans une population trop grande ;-) empêche de mettre des baffes à celles et ceux qui « gouvernent ».

Autrement dit la bonne longueur de la démocratie c’est quand les pieds touchent par terre, ce qui n’est pas le cas actuellement pour un tas de raison, dont je vois une ou deux qui sont bonnes. La démographie en recèle une excellente, et le progrès humain et technique.
La démographie explique à peu prés tout des déséquilibres économiques actuels – l’accumulation du patrimoine se produit chez des individus vieillissant, plus ils vieillissent longtemps plus les patrimoines grossissent et moins la ressources est disponibles pour les « entrants ». Ils ont aussi des revenus moins importants, et des dépenses. La fin du 19ème siècle a vu des progrès dans la durée de vie, maintenant aussi.
L’internet mobile, dont les réseaux sociaux, est aussi important pour le développement des individus que le fut l’imprimerie à la fin du moyen-âge. Les conservateurs l’ont toujours su, les femmes, les esclaves ne devraient pas apprendre à lire selon eux.

https://youtu.be/mbbKDdFTx9w
https://youtu.be/82cgWGlrAyE

Mirmande PatrimoineS Blogue

Des lycéens place de la République à Paris, le 7 décembre 2018. Lionel Bonaventure/ AFP

Les autorités de l’État et les élus (et pas seulement ceux de la majorité, ne nous leurrons pas) font face à une défiance d’une ampleur inédite, à laquelle il est bien difficile de trouver une réponse, tant les revendications sont à la fois hétérogènes et individualistes (une par sous-catégorie de la population), irréalistes et contradictoires (davantage de services publics, mais moins d’impôts ; plus de croissance, mais moins de concurrence ; plus de sécurité, mais moins de règles), et déconnectées d’enjeux aussi fondamentaux que le réchauffement climatique ou l’endettement du pays.

Comment expliquer qu’on en soit arrivé là aussi vite ? Le premier constat, c’est que la révolte des gilets jaunes n’est qu’un symptôme de plus d’un mal plus profond

Voir l’article original 1 909 mots de plus

5 commentaires

  1. Je n’ai pas trouvé ces doléances si absurdes :

    Titre: Nos 8 doléances

    « Nous rentrerons chez nous quand ces mesures seront appliquées »

    1. Nous voulons de la démocratie directe à tous les niveaux. Nous voulons un gouvernement d’union nationale avec une régence d’exception pour éviter que les partis politiques, qui sont disqualifiés, n’instrumentalisent notre détresse et notre colère.

    2. Nous voulons une baisse de 20% de toutes les taxes et les charges touchant la classe moyenne, les travailleurs pauvres et les entrepreneurs. Baisser ces taxes, c’est monter nos salaires. Nous voulons une action immédiate pour taxer ce qui vaut la peine d’être taxé: les GAFA et les transactions financières.

    3. Nous voulons que la France arrête de vivre au-dessus de ses moyens et arrête d’accueillir la misère du monde parce qu’elle et déjà dans la misère avec ses millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Nous voulons une immigration choisie, qui ne nous détruise pas culturellement. Nous demandons ainsi un retrait du pacte de l’immigration de l’ONU.

    4. Nous voulons une relocalisation de toutes les décisions dans les régions, les villes et les communes. L’Etat et ses fonctionnaires à Paris ne sont pas qualifiés pour décider de l’avenir de nos communes.

    5. Nous voulons une sortie de la PAC qui corrompt nos agriculteurs en n’allouant ses aides qu’aux productivistes et aux empoisonneurs répandant le cancer en France. Nos impôts ne doivent en aucun cas servir à financer Bayer-Monsanto.

    6. Nous voulons la création de barrières commerciales pour empêcher l’Allemagne de nous vendre des produits fabriqués en Roumanie, sous le label « Deutsche Qualität » et d’ainsi détruire nos emplois.

    7. Nous voulons le retrait de toutes les aides à la presse pour une vraie séparation des pouvoirs médiatiques et politiques.

    8. Nous voulons une action immédiate pour arrêter l’intégration dans l’Europe car elle ne se construit que sur la ruine des petites gens.

    Aimé par 2 personnes

    1. Merci de participer, déjà et d’avoir reproduit la liste des « doléances ». Je note que l’emploi de ce terme n’est pas anodin en république, théoriquement libérale et démocratique, il renvoie à l’inégalité de statut si ce n’est à la monarchie. Pour moi ça ne discrédite pas le propos dans son contenu mais renvoie des interrogations aux émetteurs de « doléances ».
      3 points me semblent poser problèmes

      3
      La population française dans sa quasi totalité est si éloignée de la misère qu’elle ne connait pas le sens du mot.
      La France est une abstraction, elle ne « vit » pas. La population vit-elle au dessus de ses moyens ?
      Ce n’est pas l’impression qu’ils ont, mais en revanche que les élites françaises vivent au dessus des moyens que les plus modestes auraient envie de leur concéder, c’est clair. Symboliquement il faudrait détruire Versailles… ou plutot y installer des HLM de bas nveau.
      Le coup de la misère du monde …Maintenir en vie des centaines de milliers, voire des millions de subclaquant, pour un cout de plusieurs milliers d’€ par semaine, au prix de souffrance assez considérables aussi, est déjà con, mais refuser d’accueillir les descendants des opprimés coloniaux d’hier au prétexte de la misère imaginaire… non.
      Et la destruction culturelle due à l’immigration ??????!!!!!! archi faux et projection de ce que notre « civilisation » a fait dans ce qu’elle a eu de pire ( et fait encore en Guyane par exemple ) Ce qui détruit la culture c’est l’absence d’attention qu’on lui prète dans notre vie de tous les jours, ce qu’on dépense culturellement chez les margoulins. Mais accuser Mamadou ou Ilan de ce que Robert mate le foot spectacle, et Marylène des Disney …HO ?!

      6.
      Demander des barrières commerciales pour ne pas qu’on nous vende…Dacia est roumain, a été fait par Renault. Quant au groupe PSA…et les délocalisation ou l’exploitation des mains d’oeuvres issues de la colonisation…
      En revanche on peut changer la réglementation ET surveiller ce que font les mines pour favoriser des véhicules plus petits et moins chers. Et par exemple faire un moratoire sur les marques d’auto qui ont triché sur le diesel. mais ça ferait mal aux ouvriers sans atteindre les responsables.

      8.
      En France en tout cas quand l’état dit « c’est l’europe » il oublie de dire : c’est ma déclinaison d’une décision qu’on a prise avec les autres états. moyennant quoi tout ce qui protège les petits n’est pas appliqué ou dévoyé, et tout ce qui favorise les clients politiques et les gros est amplifié.
      c’est pas l’UE qui dépouille les petits, c’est l’élite française, parfois à travers l’europe. Les élites mondiales dépouillent le peuple…comme toujours. Un des moyens utilisés est souvent de monter des parties d’un peuple les unes contre les autres. Pourrait-on redéfinir des peuples en Europe ? sans repasser par une sorte de guerre civile ?

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