Nicolas Bertrand

Arthur-Roubignolle

topelement

Nicolas Bertrand

Lorsque Nicolas Hulot et Yann Arthus Bertrand se pacsèrent ensemble, ils eurent un fils qu’ils appelèrent Nicolas Bertrand.

Mais le petit Nicolas, au grand désespoir de ses parents, avait horreur de l’écologie, en plus il était malade en hélicoptère, le moyen de locomotion préféré de ses papas…

Arrivé à l’adolescence, il se rebella contre eux.

Il jetait ses papiers par terre, se refusait à pratiquer le recyclage et s’acheta une vieille mobylette qui polluait beaucoup…

Au lieu de manger sa soupe bio tous les soirs, il préférait aller au Mac Donald pour y manger les pires infamies bourrées de graisses et de sucres aux OGM…

En plus, il laissait la lumière de sa chambre allumée toute la nuit, heureusement que c’était une ampoule basse consommation !

Les pères, attristés, affligés lui dire : « Mon petit, pense à la planète !

Pense que tout ce que nous avons fait, nous l’avons fait pour toi, pour te laisser une belle planète. Toute notre vie a été consacrée aux générations futures ! »

Les générations futures je les emmerde ! Leur répondit le petit insolent…

Comme nous étions en 2024 et que les écologistes avaient pris le pouvoir partout sur terre, imposant une dictature féroce ou tous ces gros pollueurs de capitalistes avaient été déportés en Sibérie pour couper du bois pour les inserts de cheminées…

Et comme il se trouve que Nicolas Hulot et Yann Arthus Bertrand étaient les deux seuls dirigeants de ce nouveau monde libre… (« Appelé: « La Fondation »)…

Ils décidèrent d’envoyer le jeune Nicolas Bertrand dans une maison de redressement écologique…

Là, on allait le dresser un peu…

Dès son arrivée dans la maison de redressement, on lui retira ses baskets Nike et on le força à porter des tongs en pneu recyclés…

L’après-midi, il devait faire du vélo obligatoire avec tous les autres, attention, pas du vélo dehors, pour faire de la promenade, mais du vélo dans la centrale vélocipédique qui fournissait de l’électricité à toute la région.

Huit heures à pédaler pour fournir du courant !

Le soir, il devait suivre des séances d’endoctrinement, où les surveillants faisaient apprendre par cœur à tous ces jeunes dévoyés l’œuvre entière de René Dumont…

Avant qu’ils ne s’endorment, on leur projetait en boucle le film « Home » de Yann Arthus Bertrand (Vous savez, ce film magnifique dans lequel même la pollution paraît vachement belle vue d’en haut ).

Les jeunes délinquants-pollueurs étaient tous revêtus du même uniforme : des chemises indiennes en coton écru issues à 100% du commerce équitable. Des pantalons en poils de chèvre et sur la tête, des bonnets péruviens fournis par Max Havellar lui-même…

Au bout d’un an de ce régime, le jeune Nicolas Bertrand avait bien changé. Il était devenu un fervent partisan de l’environnement. Un militant fanatique du soja-bio, un ascète de l’écologie ne s’éclairant plus qu’à la lampe solaire et pratiquant le co-voiturage avec ferveur et passion…

Les papas étaient très content de ce revirement…

Hélas, ce qu’ils ne savaient pas, c’est que leur fils jouait la comédie et avait été recruté par l’organisation Terroriste « Daechètterie ».

Une sorte de secte de pollueurs invétérés qui voulaient la mort de tous les écologistes…

Daèchetterie voulait reprendre le monde à ces chiens de protecteurs de l’environnement.

Leurs méthodes étaient brutales, sans humanité aucune. Quant un écologiste leur tombait dans les mains, ils le décapitaient à la tronçonneuse thermique… Ou alors il le plongeait dans un bain d’hydrocarbures auxquels ils mettaient le feu…

Daèchetterie avait promis à Nicolas Bertrand que si il mourrait en martyr il irait au paradis et qu’il aurait le droit d’y manger pleins de charcuteries et d’avoir aussi un gros 4X4 bien polluant…

Le 13 novembre 2024, le corps ceinturé de barres d’uranium enrichi et autres saloperies toxiques pas possibles, Nicolas Bertrand se fit exploser en plein milieu de la Cop 30 ou étaient réunis tous les big chefs du développement durable et infini…

On put l’entendre pousser ces derniers cris : « A bas les escrologistes ! Vive la pollution ! Nous voulons un monde pourri, comme au bon vieux temps ! »

Ses deux papas moururent dans la terrible explosion, mais comme ils avaient été bons et sains toute leur vie, ils allèrent tout droit au paradis.

(Mais en hélicoptère bien sur…)

 

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3 commentaires

  1. Oh ben oui, ça me démange !
    C’est excellent !
    Meilleur que le soja-bio ! Du vrai foie gras des fêtes d’avant l’an 01, avant qu’on s’arrête de… réfléchir. Ah non, c’est pas ça !
    Bon, je prends mon hélico, j’y retourne et on en reparle. Ce ne sera pas triste du tout, promis ! :D

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