Tomber des nues, pleurer

( We are sentimental animals…Chaos is my second home…I don’t mind where I land/As long as I’m in trustful hands)

« Comme une bète sentimentale

J’habite ici ou là, dans un chaos

J’tombe au bonheur la chance
Tant que j’me livre en confiance  »

Pour les àmes de ceux qui en ont une, j’ai vu un film le 5 février dernier, « la visite de la fanfare ». C’est une anecdote presque réelle, de ces moments tissés comme des toiles d’araignées dans les coins peu fréquentés.
L’histoire tient en deux phrases : une fanfare égyptienne, arabe, s’égare dans un désert. Les musiciens rencontrent des Israéliens, juifs. Et pourtant elle s’étend au dessus du vide en tissant de ces fils si fins qu’ils restent invisibles tant que la rosée n’en fait pas des merveilles.

Le film joue sur la cocasserie avec un ton pince-sans-rire. Les personnages sont toujours dans des situations inconfortables, voire malheureuses. Ce porte-à-faux les déséquilibre, leur donne un élan, presqu’une forme d’espoir, la vie persévère. Touchant et drole.

Selon la fiche wikipedia, il y a un jeu de mot concernant les noms de lieux qui comparerait les idéaux d’Israel à sa création avec le pays actuel.  Parfois en occident, tout parait raté, confus, compliqué, impossible ou trop léger  ;  les grands discours ont cédé la place à de vilains petits calculs, des caillous dans la chaussure et des pierres dans les jardins.

On parle de la fin, comme si c’était le début de tout, on voudrait qu’hier ressemble à demain, qu’aujourd’hui résonne encore de la corde qu’on a fait vibrer pour nos parents.  Les projets tombent dans les trous mal raccomodés, les chemins sont pleins de nid de poule ou d’ornières qui tournent en rond.
Et puis tout s’use, tout rompt…et puis, de toute façon, c’est la vie…

Alors on se dit qu’on ne se refera pas, qu’on roule et boule dans des avalanches.
Tout le temps, on boit la tasse.

On crache et s’étouffe au sein de  notre propre mère.

Peu importe, pourvu qu’on retrouve la confiance, dans ses mains, pour qu’on puisse repartir au matin.

Ce soir, là, on pourra soupirer, renifler, s’inspirer,

et si on est tombé des nues,

pleurer.

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38 commentaires

  1. Après relecture, entre le fond et la forme, je penche…
    j’aime beaucoup l’écriture et la façon dont tu amènes ton sujet. Des mots qui balancent et font écho.

    Aimé par 1 personne

  2. Sorry, Toutoutoutine et moi avons été bousculées par les évènements ces derniers temps et nous n’avons pas pu participer au jeu.
    Merci à toi chachasire de l’avoir initié, à toi Carnet paresseux de l’avoir poursuivi.

    Au suivant!

    J'aime

    1. Tu es toute pardonnée. Merci à carnets paresseux, et à l’organisateur suivant s’il y en a un. Ça change un peu des contraintes formelles habituelles. Même si c’est plutôt dur en fait.

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  3. Nous n’avons pas d’autre choix que celui d’être optimiste. Sinon tout sera foutu.
    Hé hé…la vie est belle! :)
    PS: j’ai vu ce film, il y a un moment déjà, et je me souviens de l’avoir aimé.

    Aimé par 1 personne

      1. Je suppose que sous Poutine à Nethanyahu en passant par Marine Le pen et Bachar al Assad, bref à tous les lider massimo que la planète fait germer comme le chiendent au printemps, elle est salutaire.
        pas de fourmi ou pas de géant ?

        Aimé par 1 personne

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