Méta critique – Terminus BELZ, Emmanuel GRAND, Liana LEVI éditeur

Vous l’aurez peut-etre remarqué, je n’aime pas les accents circonflexes, je suis dans une période « compte-rendu de lecture ».  Critique ce serait un peu plus relevé comme ambition.  Je ne choisis pas les livres dont je rends compte, ce sont les concurrents à un prix des lecteurs dans le petit Liré, coin, pays où je réside.  Ce n’est pas censé être exhaustif.

Terminus Belz est un polar social assez bien fait.  C’est un 1er roman aussi on lui pardonnera quelques menus défauts de constructions, longueurs, dispersions.

L’éditrice Liana LEVI est une éditrice internationale à Paris.  Compte tenu des 7€ supplémentaires que comptent son capital social, selon wikipedia, je la considère comme plutot une moyenne maison, mais j’avoue n’y rien connaitre, et m’en battre l’oeil à coup de jambonneau.  Elle a de trés sérieux succès à son actif et peut garantir que si elle vous édite, elle saura vous vendre, et qu’est-ce qu’on demande à un éditeur ?  Si tu écris pour ta salle de bain, comme moi, tu fais un blog, sinon tu veux qu’un max de lecteur mange du papier assaisonné à tes mots, tes phrases, tes paragraphes, tes chapitres…  hou la t’es pas fatigué, toi  ?  Moi si.

Liana LEVI fait partie du réseau Gallimard/SODIS pour sa distribution.

Alors le bouquin est sorti il y a presque un an.  Alors des critiques, compétentes elles, sont sorties dessus.  J’en ai pris quelques unes dans la 1ere page de résutats google.

Ha, j’oubliais Emmanuel GRAND, l’auteur est un employé d’Orange, comme le précédent Didierlaurent, et il ressemble à un Bruno Solo, alors que l’autre ressemblait à Bruno Gaccio. D’aprés sa prose et ses remerciements c’est un brave mec sensible, comme l’autre.  J’en déduis que, pour une société, de s’appeler comme un fruit à la peau épaisse, amère et qui fait pleurer les yeux, permet d’avoir des quartiers doux et juteux – quand il n’y a pas de pépins (elle est bonne celle là je la garde mème si elle n’a rien à voir ).

Le blog livres de nice matin est plutot sévère.  Il a lu le livre en entier et ce qu’il dit n’est pas infondé.  Il cite d’autres critiques et donc affaiblit son point de vue.  Professionnellement c’est pas au point  :  lire le livre en entier c’est qu’il a le temps, critiquer négativement avec pertinence c’est se faire un ennemi, et en plus le lecteur de sa critique ne peut pas savoir s’il doit acheter 700gr de cellulose puisqu’il émet un doute sur son avis.  Il révèle quand mème pas mal de l’intrigue. Bon lecteur mais faible professionnalisme.

Télérama n’a pas lu le livre, c’est certain, ou alors une autre version que la mienne, ça m’arrive tout le temps avec ce magazine.  En revanche la prose pratiquée est poétique , enjoleuse et prépare vraiment à tirer un maximum de plaisir de la lecture.  Pas de spoiler donc puisque cette critique ne parle pas du livre, elle l’évoque. HHaaaahh <– soupir langoureux

metronews  publie la critique d’un Rédac’chef de revue littéraire.  Ce papier est parfaitement articulé, avec paragraphes titrés et prose trés fluide et compréhensible.  Il a lu le livre, je le sais parce qu’il le raconte quasiment jusqu’à la fin, mais c’est pas grave à ses yeux parce que c’est le style qui est trés bon.  Si vous aimez lire des choses sans surprise et que vous êtes sensible aux choses structurées et articulées, mais bien designées – cette critique est pour vous car elle permet vraiment de comparer ce livre à d’autres dans la mème gamme de prix.

Le site de l’éditeur, Liana LEVI, donne beaucoup, c’est vraiment trés généreux.  Une interview de l’auteur, en vidéo, un « mot de l’éditeur », et des liens vers de nombreuses critiques.  J’ai un problème avec cette présentation  :  elle est trop riche  –  si on la suit en entier on connait tout du livre, sans l’avoir lu tout en lui ayant consacré quelques minutes.  Mais je sais pourquoi elle ne me convient pas, elle ne m’est pas destinée – elle est pour les professionnels du livre.

Babelio, la fnac  et amazon, font un travail critique  :  ils reproduisent le mot de l’éditeur, et permettent aux consommateurs de s’exprimer. Babelio est le plus prolixe en « mots » des lecteurs, on y trouve vraiment des avis diffèrents et structurés.

Je termine par un blog, pour moi c’est la place d’honneur,   Encoredunoir chez overblog.  Il rend compte honnètement des qualités et des défauts du livre, le dévoile un peu trop sans doute.  En tout cas l’article permet de se faire une opinion, d’avoir envie de le lire et le situe dans son environnement littéaire  –  le genre policier sous-genre noir. catégorie régional breton… niveau « succès ». 

En conclusion cette méta-critique m’a permis je l’espère de vous donner envie de lire ce trés honnète polar, assez dépaysant(qu’on n’ait pas l’impression de regarder la téléréalité), pas trop dérangeant(qu’on dorme bien aprés), de 350 pages  ( on les connait les petits lecteurs ), de souligner ses qualités.

Pour le reste, ce n’est que bruit.  Bonne lecture.

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9 commentaires

  1. Je suis allé lire le site de l’éditeur, ainsi que les critiques de nice-Matin et de Téléram ;
    l’éditeur aime bien so auteur, c’est rassurant ;
    Nice Matin parait assez objectif, mais qu’est-ce que les niçois comprennent à la Bretagne ?
    et Télérama donne envie que l’auteur de la critique écrive des livres et arrête de ne pas lire ceux des autres !

    j’aime bien l’idée d’une critique de la critique, et j’ai beaucoup aimer lire la tienne.

    Aimé par 1 personne

  2. C’est vrai qu’avec la prolifération d’articles critiques qui accompagnent la croissance exponentielle des parutions, il était temps que quelqu’un s’attèle à proposer au lecteur un peu perdu une lecture critique des critiques littéraires….

    Il faut peut-être même songer à poser, sans perdre de temps, les bases de la méta-critique de la péri-critique…, ou l’on donnera son avis sur les critiques émises sur les travaux critiques.

    sinon, c’est quoi le nom du polar qui a déclenché ce processus :) ?

    Aimé par 1 personne

    1. Pour répondre à ta dernière question, C’est dans le titre de l’article – Terminus BELZ, Emmanuel GRAND, ed. Liana LEVI, il y a des liens vers les articles et le site de l’éditeur dans l’article.

      Merci de ton avis. J’ai aucunement envie de jouer un role ou quoi que ce soit. Je me fais plaisir, et j’espère par là-mème en procurer au lecteur.

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    1. Merci, mais comme je le dis dans « l’article » on peut aussi se faire une idée du livre, qui m’a bien plu et qui parle un peu de la société dans laquelle nous vivons.

      Ce n’est pas à prendre trop au sérieux, quand mème. Pour « state the evidence » , enfoncer une porte ouverte, les diffèrents médias sont calibrés pour un public donné ; ça renvoie surtout à se connaitre soi-mème comme souvent sur le net – ici en tant que lecteur.

      Merci du passage et de l’appréciation.

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  3. Tu viens d’inventer un nouveau genre: la péri-critique!
    Je ris (et pas que silencieusement mais tu ne m’entends pas ) car si j’écris « inventer » c’est que je n’ai jamais lu rien de tel sur un bouquin!

    Bravissimo!

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    1. je retiens « sur un bouquin » – j’ai un peu peur d’avoir trahi l’auteur (depuis quand j’ai ce genre de souci là moi ?).
      a mon avis, et je l’espère, c’est un genre qui ne fera pas florès. quand je pense à ces rédacteurs qui ont déjà la pression des lecteurs, des patrons, des chefs et sous-chefs, des syndicats, des … si on rajoute des controles des travaux finis, au fond c’est ce que je viens de faire, les pauvres…( bis, au fait les souffrances des journaleux et consorts, ça me concerne ? et eux il sont concernés de mes maux – sans parler de mes mots ? )
      Enfin si ça plait, c’est tant mieux.

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