L’ODEUR D’IODE S’ENFLE

 

Quand il pleut sur les toits et que l’horizon se voile, foulard gris posé sur le ventre de l’hiver, ses bottes de caoutchouc le mènent jusqu’à la grève.
Là, il éprouve le manque de quelqu’un… Parfois… Pour se taire ensemble…

. . . . . . . . . . . . . . . . . .
Pieds nus elle avance sur le sable mouillé; L’autre, vaguelettes de salive blanche, recule.
L’une, l’autre, toutes deux. Tranquilles.
Au dessus, la mouette rit;  Elle regarde ce miroir qui ne reflète aucun malheur. Seul le ciel qui s’y mire…

. . . . . . . . . . . . . . . . . .
Il a atterri dans ton jardin en soucoupe volante. Tu as ri quand il est descendu et il a ri de t’entendre rire.
Dans le plein soleil et dans le vent gris, vous partez fouler la laisse de mer.
Mais il est venu comment ce chemin s’il ne mène à nulle part?

. . . . . . . . . . . . . . . . . .
La marée se retire langoureuse. Sur les grains de sable, le soleil joue de ses lumières.
Si le monde se renversait? Ca ferait de petites étoiles sur un tissu bleu-nuit…

. . . . . . . . . . . . . . . . . .
Une cuisine de berniques arrosée d’un beurre à l’échalote. Leur chapeau pointe, jaune, rebelle.
Est-ce que les berniques poussent sur les rochers ou est-ce eux qui nous poussent à partir les cueillir à marée descendante?
Le tout est de trouver le bon coin dont le secret se tient par l’anse du panier qui se remplit…

. . . . . . . . . . . . . . . . . .
Je refuse, répète elle, je refuse que ceci ne s’échappe!
De ses doigts, elle relève une mèche de ses cheveux puis reprend le filet trois-mailles qu’elle ravaude…

. . . . . . . . . . . . . . . . . .
Entre le trait de Khôl qui dessine l’horizon et le rayon de brouillard suspendu sur sa corde, un navire silhouette au large. Fixer un point et le regarder progresser.
Aussi sûrement que les hasards qui se nouent….

. . . . . . . . . . . . . . . . . .
Tu t’offres en cocktail, mélange de saveurs miel et poivre que les autres goûtent.
Moi je vois la digue que tu bâtis contre l’assaut de tes déferlantes.
Tu pousses ton ventre contre mon cul, tes ronflements grossissent puis s’arrêtent pour me dire: A demain…

. . . . . . . . . . . . . . . . . . L’odeur d’iode s’enfle

 

Ste Marguerite 2013

 

 

 

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