Icrayon – saturday night fever, wouhouhou

ça va les nazes ? J’vous ai pas trop manqué ?

Ho, vous attendez le récit de mes turpitudes… moi ça me gène un peu de rentrer dans les détails, alors je vous la fait courte.

On a été à flunch, dans la file d’attente du samedi soir il m’a fait rire.
J’avais un peu picolé aussi, saturday night fever, wouhouhou.
On s’est fait chier parmi les familles nombreuses, on s’est cassé. Finalement on a trouvé un kebab pas trop crade, un grec en fait finalement, j’ai pas fait gaffe.
Il m’a refait rire, j’ai re-picolé. J’ai fini par faire ma douce, , avec un sourire en coin, genre « j’ai un secret », tu parles, et mon attentionnée, genre « je vois tes secrets ».
Ouais, ouais, ouais.
Le type était pluto pas moche dans le genre confortable, moelleux mais pas dégoulinant. Et puis ça avait l’air de lui plaire de me chercher la douceur dans les coins, de révèler les coins tendres de mon affectivité.

Bref on s’est baladé sur les quais, c’était choupinet du fond de ma brume. Il avait les mains douces ce petit bonhomme, quand il me souriait en se haussant un peu son regard me parlait de mon père le dimanche matin au printemps.
Ses yeux amusés faisaient comme des petites décorations de Noël. Chuis un peu con quand je suis bourrée…j’avais pas non plus dressé les palissades défensives et mes douves n’étaient pas pleines d’aligators.

A quel moment je l’ai embrassé ? je crois que c’était quand il m’a ouvert la porte de sa petite bagnole, il avait fait ça avec tellement de sérieux, en se tenant si droit, il compensait son infériorité physique par un surccroit de dignité et de fierté !
ça m’a rappelé les maris des mammas africaines des soirées « entre compatriotes », des monsieurs minuscules qui font danser leurs épouses à coté desquelles ils font plutot figure de poisson pilote au flanc d’un requin, ou d’un remorqueur et d’un cargo plus exactement.

Bref, j’ai senti que le moment était venu de le payer de ses efforts. Et d’avancer un peu sur le sentier qui devait nous mener à une vraie bonne soirée de samedi soir. wouhouhou.
Là sur le baiser il a tenu sa place, comme il faut, les mains chaudes aux bons endroits, toujours avec respect et légèreté, mais fermement, virilement…sans trop.
On n’était pas rendu. t’as vu ?

Il m’a emmènée chez lui pour …heu…quoi déjà ? une partie d’awélé et un verre de goutte de calva familial.

Nan c’est moi qui ai demandé, j’ai vérifié qu’il avait du carburant.
Il m’a propposé ça, toujours avec un sourire naïf, et une dignité non départie, foi de lui il me traiterait en femme respectable.
t’as vu.

L’intérieur des hommes seuls et malheureux est rarement un régal pour l’oeil. En ceci il y a deux écoles, deux phases : le bordel sans nom de l’ado attardé, ou, Monk bis usagé, propre, triste, gris aux angles.
Bingo c’était propre, mais shooté  le calva deux fois pendant qu’il cherchait son awélé.
« Là, ma fille si tu veux conclure… »

« mais d’où tu crois que je sais jouer à l’awélé ? » me suis-je exclamée,  » c’est un truc de mec ça, de vieux mec surtout… »

Lui « … »

« Mais sois pas triste, c’était une bonne idée, si si, ho faut que je te console pauvre petit bout de chou… »

Ben ouais…sa version publique du protocole allait pas plus loin que de monter la gonzesse, il était perdu le pauvre.

J’ai eu chaud, ses yeux sur mes seins, ça fait plaisir, et puis j’ai été serrée, il a toussé quand j’ai plié mon fute sur le dos du canapé,
j’ai pris ce prétexte pour lui deboutonner la chemise, jusqu’en bas, lui enlever finalement.
wouhouhou, il était pas mal torse nu, confortable , bien nourri, certes, poilu mais les poils blonds roux c’est doux, hummm.

OK – camp de base atteint , préparation de l’ascension des rideaux en préparation.

Bon  ! … ce qui suit n’est pas typique de ma sexualité – qu’on se le dise bien  –  j’ai agi sous la pression des évènements, c’était un cas de force majeure, y avait un putain de truc qui brulait quelque part et professionnellement je me devais de faire quelques choses.
Y avait une femme en danger de dessication, et un homme au bord de la congestion cérébrale, oui cérébrale, et pas …ailleurs.

Faut dire que je suis plutot bien proportionnée, non y a pas à dire je suis pas mal foutue et plutot bandante dans mon staïle. De loin.
De prés y a un problème de dimensions, le gars se trouvait un peu comme maman qui touche son 1er monospace avec son permis tout neuf.
On sait pas si on va savoir emmener tout ce truc là.

Bref, on commence à faire joujou avec nos appendices et cavités diverses et variées, et jusques là, ça allait.
Mais alors à un moment donné il a manqué…comment dire… de souffle. Il était comme un gosse trop bien élévé devant une tartine de confiture.
« chuis désolé, chuis désolé » qu’il geignait.
Là j’ai pris un calva, je lui en ai donné un.
« non j’ai pas trés envie » qu’il m’dit.
J’ai repris un calva.
« tu bois. » qu’j’ai dit. « tout d’suite »
« mais…heu… »
« tu m’accompagnes pas pour boire, t’es pas poli ? »
Il avale cul sec, il tousse… ho ce boulet, bordel. Moi ça m’énervait d’autant plus que c’est pas la 1ere fois. ça m’foutait les boules. soupir. calva. pour lui aussi.
« ha non là… »
« ho putain tu fais pas chier ! »
« … » qu’il dit en baissant les yeux sur ses genoux blancs.
Et là l’alcool, le tempèrament, chaipas trop… la frustration, je lui remonte le menton entre les doigts de ma main gauche
et j’lui colle une mandale. Pas méchante, bien à plat sur la joue, claque.

Tu me crois , tu me crois pas, il se renfrogne, il dit plus rien, mais alors … lui vient une de ces gaules, en mème temps que sa joue prenait une teinte cramoisie, bourrée je controle moins finalement.

Et lui, son cramoisi montait, montait, et…

attends, tu me crois, tu me crois pas.

Mais à la fin le truc, le bout du truc, on aurait dit qu’il brillait genre braise, et il avait une veine qui tournoyait là dessus, je te jure j’avais jamais vu un truc pareil, on aurait dit un totem, une divinité.
Et lui qui me regarde en souriant comme le gamin de 4 ans qui a fait le plus beau tableau de nouille de la classe, genre.
Et qui débande…
Ha ben la soeur, à gauche, mais moins fort…

Et là … pam padadam papam. La vache, le tourniquet japonais, l’invasion de la Pologne, La villa à porto vecchio, Angleterre-Pays-bas, Monson Mohammed Ali.

Voila. Depuis c’est mon pote. A peu prés, quoi, c’est pas vieux.
Mais il me tient plusla porte. J’regrette un peu quand mème.

Note de Suzanne  :  Icrayon est une femme, mais ça ne la gène pas trop.

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5 commentaires

  1. Commencer une soirée au Flunch et la terminer au calva.et voilà le résultat! Ceci dit la fin est très morale puisque, comme dit l’adage: « qui aime bien châtie bien! « (et puis il l’a bien mérité le petit bonhomme…).

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  2. Et soudain yo m’aperçois, si
    Que monte en moi un émoi
    (Si si si si)

    Un émoi qui grossi, grossi
    Ma cabalière aussi rosit
    Contre moi son beau corps tant gros
    Tangue au rythme du Tango
    (He he he he)

    J’ai montré tout mon savoir :
    La bebete qui monte qui monte
    El mille pattes paillard
    El perroquet qui sanglote

    La brouette yaponaise
    La marmite à tourniquet
    Le tournedos Béarnaise
    El derviche à grand braquet

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