Pwezido – un hiatus, où es-tu ?

Je continue dans la même veine  « pwezidol fait un crobar tout pourri ».

Les commentaires avaient cette fois été assez nourris, gràce à Cériat.  Mais d’abord une vidéo postée par Pwezidol itself.

le dernier de la série de ces photos perdues croquées.  ( Note de Suzanne  :  je ne les re-publie pas d’ans l’ordre originel)

c’était la 1ere que j’avais faite dans cette journée à la défense il y a plus de 5ans. (NdS  :  lui non plus )

d’une certaine manière ce jour là pwezi zidol est né mème si je n’aurais pas pu l’appeler ainsi. En particulier à ce moment où j’ai croisé cet homme.   ( NdS  :  Pwezi Zidol est né –  son existence fut éphémère quelques mois, même si on inclut la période larvaire )

Suivait un dialogue avec Cériat

C  :   Nos chemins sont emplis de silhouettes fantomatiques. Jolie perspective.

P  :   Oui je pense que dans les grandes villes mais particuliérement à Paris on se croise sans exister les uns pour les autres. Mais ce n’est pas fondamentalement différent d’ailleurs, c’est seulement flagrant.

C  :   Les sphères qui isolent chaque individu, rendent les personnes qu’elles cernent invisibles. C’est sans doute pour cela que l’individualisme foisonne dans nos métropoles. ;-)

P  :   Juste, ou l’inverse l’individualisme pourrait être à l’origine de l’isolement, aussi. Ou une autre cause qui serait commune aux 2 phénomènes :)

C :    C’est vrai, je n’avais pas vu l’individualisme sous cet angle. C’est étrange qu’à notre époque de grandes communications, on en soit réduit à se parler à soi-même.

Le cuistre Pwezidol, si si, n’ayons pas peur des mots, conclut cet échange pourtant intéressant par un pavé qui écrasa son interlocutrice pour le compte.

Je ne suis pas sur qu’on (qui est « on ») se parle à soi-mème tant que ça.
L’époque …
En effet nous vivons une période où les communications, les technologies, bouleversent la donne des relations entre les personnes, les individus.
Mais aussi où toute la vie est modifiée par des évolutions technologiques et sociales.
Ce qui fait que chaque groupe, chaque métier, chaque personne est remis en question sur sa façon de fonctionner, sur qui il est.
En ce sens on doit bien réfléchir, se regarder, se poser des questions.

Il y a un terme « colloque ». « on » se parle à soi-mème, entre les différentes parties de soi il y a un colloque pour décider, discerner, ce qui est important, ce qui doit changer, ce qui doit rester.

Alors oui on doit bien se parler à soi-mème, mais aussi aux autres, pour avoir qui « on » est . « Qui je suis », ou « qui je ne suis pas » dans ce nouveau monde qui s’ouvre à chauqe instant devant nous.

Par exemple un homme se doit de se poser des questions parce que les rapports entre homme et femme doivent changer. Enfin la plupart du temps.
Ce n’est qu’un exemple – les professionnels doivent aussi se poser des questions dans leurs professions, les parents face aux enfants, les enfants par rapport à leurs ascendants…

L’époque est une plaie ouverte, l’humanité change, chaque humain change.
L’emploi du mot « plaie » peut choquer mais si on pense à la conscience que nous avons des catastrophes du 20eme siècle dont les effets perdurent, il ne me semble pas inaproprié. Le tout est de savoir comment cicatriser, le tissu social et aussi la conscience de soi de chaque individu face à « tout ça ».

Reste l’espèce de poème et le croquis.  On peut essayer d’imaginer la photo d’origine, qui ne pouvait pas être pire.

hiatus

Un hiatus, où es-tu ?
Il est passé à coté de moi,
En me voyant à peine suffisamment
Pour savoir…rien, et rien de plus non plus.

Je me rendais à une vague formation
En réunion pour la filiale d’un consortium asiatique.
Une griffe de dragon requiérait que je la polisse
Au fond d’une vague échoppe.

Au fond à droite grondait le métal, la vitesse et les gazs
Pas vraiment de quoi s’attarder.
Je n’étais pas en retard, pas pressé, lui était tout triste,

Bref on ne s’est pas croisé,
Aucun de nous deux n’existait vraiment
Pour l’autre.

Et j’ai pris sa silhouette qui s’éloignait dans le gris,
A coté du grondement rougeoyant, un piéton dans un couloir.
Une silhouette noire.

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6 commentaires

  1. Autre texte, nouvelle illustration que j’apprécie grandement.

    … sôôf que j’y lis et y voit autant la solitude intérieure que la solitude sociale.
    Chacun ses lunettes…

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    1. oui on peut présumer sans trop risquer que l’auteur est aussi seul, si ce n’est plus, que l’autre qu’il croise.
      remarque sur la solitude intèrieure : quand on n’est plus toute seule dans sa tête, ça peut être le signe que ça va vraiment pas bien du tout…
      heuuuu…
      est-ce ton cas, gentille toutoutoutoutitinnne ?

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      1. C’est vrai ce que tu dis là sususuzanne. C’est pourquoi dans les moments où ça se bouscule dans la tête, il est nécessaire de veiller toujours à garder la place qui nous appartient. Plus facile ainsi de la réinvestir une fois que les démons en sont fichus le camp…

        Pour mon pseudo je sais!, j’ai un compte à régler avec gravatar.com! :)

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      2. Sur que le papillon dans la cocotte minute a fort a faire avec le ver dans l’fruit et le pet au casque.

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