« There ain’t no need for ya »

Qu’on le prenne par un bout ou par un autre…la condition humaine n’est pas toujours drôle.  Malgrè tout comme on dit, « si je me regarde, je m’inquiète, et si je me compare, je me rassure.

En 1982 le groupe phare du punk de l’époque, les clashs, sort une chanson sur un album de bric et de broc, en 1982 il était bien tard pour des punks. La version de Lily Allen que vous pouvez écouter ci-dessus permet de rendre compte de ce morceau qui est devenu un classique.
Le thème de la chanson est un point de vue ironique sur les enfants de la guerre du Vietnam, les enfants nés des soldats amèricains et de femmes vietnamiennes. « On n’a pas besoin de toi », toi qui rèves d’être anglo-saxon, tu ne l’es pas, tu n’appartiens en aucun cas à la réalité amèricaine. Les clashs sont issus des classes laborieuses anglaises, leur propos n’est pas raciste mais plutot de prévention amicale, d’empathie distanciée.
Les clashs sont issus des classes laborieuses anglaises au moment où celles-ci sont mises à mal par les débuts de la mondialisation, ou la politique de Margaret THATCHER, selon le point de vue qu’on veut adopter. En tout cas ils sont en révolte. Contre la dame de fer, contre le rock progressif, contre le système, en révolte. En tout cas eux aussi peuvent se demander si on a besoin d’eux.

Mais au lieu de réver d’un monde auquel n’auraient jamais appartenu, comme les gosses perdus du Vietnam ou des USA, eux c’est de leur mère patrie, de leurs lieux dont ils se demandent s’ils y ont encore une place.
L’essence du questionnement punk continue à se poser aux jeunes européens.

Il y a quelques années, 5 ans, cette chanson est revenue dans l’actualité brulante des rapports entre l’occident, ou plutot la société mondialisée, et ses enfants.
Le film s’appelait « Slumdog Millionnaire », les tribulations d’un enfant indien lui donnent une culture de bric et de broc qui lui permettent de devenir la star éphémère d’un jeu, « QUI veut gagner des millions », en Inde.
A lui aussi on pouvait dire, en aurait-on pris le temps, « There ain’t no need for ya ».
Dans une séquence il est entrainé dans une vie d’expèdients par son grand frère, plus dur. Cette séquence a été montée sur « Paper planes » de M.I.A. une artiste londonienne qui vient de l’univers Indien puisqu’elle est Tamoule, pour aller vite.

Vous avez reconnu ? Ce morceau de musique … »grime », électronique, utilise un sample de « Straight to Hell ». Les paroles de M.I.A. parlent d’immigration, de papiers, d’exclusion et d’arbitraire.

Récemment est né un héritier à la couronne d’Angleterre. Je propose un prénom : Slumdog.

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