Phrase d’un vagabond aux policiers qui l’ont interpellé

Un superbe petit article de Remymercy.
Je ne sais pas s’il est authentique, ce discours d’un vagabond aux policiers, mais il est magnifique.
C’est un peu de merveilleux dans le quotidien. Pourtant les gens, nous, n’aimons pas que notre résidence soit visitée. Nous le prenons comme une sorte de viol, et cela mème si le visiteur a été respectueux.

Les quatteurs sont une plaie pour les propriètaires privés. Dégradations, difficultés pour vendre le bien sont des consèquences non négligeables dans la vie des personnes.

D’un autre coté la plaidoirie de ce vagabond renvoie aisément à l’abbé Pierre, au DAL à l’heure actuelle. On comprend qu’il y a là un antagonisme d’intèrêt que la morale peine à résoudre. Le droit de la propièté se trouvant de plus en plus souvent en opposition avec celui de la dignité humaine.
Allons plus loin, les roms, les campingcaristes, et autres nomades, comme les vendeurs itinèrant sont de plus en plus soumis à l’opprobre.
Sans parler des populations en mouvement, immigrés, réfugiés…
Il semblerait que nous en soyons plus en mesure d’accepter le mouvement, le dérangement des institutions. Comme si ces institutions prenaient le pas sur les hommes qui la composent.
Comme si nous revenions vers un ancien régime.

Le levier qui nous pousse et nous poussera de plus en plus si nos façons de penser le monde et la socièté n’évoluent pas, c’est le chomage, ou le travail selon qu’on voit la bouteille vide ou pleine, qu’on regarde la socièté d’en bas, ou qu’on y voit des faces souriantes.

Bon peu importe, j’ai pensé à ce faits divers.
http://www.bfmtv.com/societe/tente-braquer-pole-emploi-un-desodorisant-a-vanille-465410.html
et aussi à ça
http://www.les-crises.fr/images/2500-matieres-premieres/2505-faim-monde/02-faim-monde.jpg

Rémy Mercy dans le métro

« Devant le ciel que je jugeais chafouin, à défaut de lui trouver un adjectif plus représentatif de mon agacement, je me résolu à changer mes projets de dormir sous une voûte céleste non étoilée – si tant est que l’on puisse appeler ainsi mon obligation de vagabonder (obligation ou incapacité à trouver une autre occupation que celle-ci) – et fus assez heureux de parvenir à découvrir cette petite maison dans laquelle, je l’avoue, j’entrais par une voie non officielle, ou sans clé si l’on préfère, afin de vérifier qu’elle était libre pour ce soir, ce qu’elle était, libre, sans être abandonnée puisque tout le confort moderne s’y trouvait installé, ce qui, après quelques jours d’errance malheureuse, me parut une aubaine à saisir – vous imaginerez, ou pouvez imaginer, du moins, que je le fis – tout en commençant à envisager de résoudre le second problème dans l’ordre des priorités que…

View original post 248 mots de plus

Publicités

Lancez vous "Vers l'infini et au delà... " ("tu parles, j'appelle ça tomber avec talent.")

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s