A LA BASE DE LA PYRAMIDE

Je suis tombé récemment sur un terme que je ne connaissais pas, quand bien mème j’avais imaginé cette…chose.

La base de la pyramide, BoP in english… le nouvel eldorado marketing… 4 milliard de clients potentiels…

A vrai dire ces 4 milliards sont surtout les 2 tiers de la population mondiale, et on pourrait penser à juste titre qu’ils seront toujours à cette proportion, si tout se passe bien pour les 49ers du tiers-monde.   Bon on se lance ?  On arrète d’appàter et on làche la perche du maitre-nageur ?  Bien.

 

La base de la pyramide BoP en anglais est un concept économique, de marché, qui vient d’Inde.  C’est un physicien indien CK Pralahad qui en a parlé le 1er. je vous laisse chercher. Marre de mettre des liens, de donner des poissons.  Si on nage, on pèche.

Alors ce qu’il dit dans les grandes lignes le bonhomme … hop une citation  :

« Il existe plus de quatre milliards de consommateurs qui vivent avec moins de quelques dollars par jour. Ceux-là doivent trouver des entreprises capables de leur fournir des produits à prix très bas mais dans le cadre d’une relation de marché et non de solidarité. » CK Prahalad

On voit que ce n’est pas très loin du micro-crédit, tant par l’origine que la cible, et la mentalité.

A l’échelle du monde on est donc sur les 2 tiers des individus. Qui vivent dans ce qu’on appelait le « tiers monde » en un temps révolu où s’opposait, l’occident et l’orient, les USA et l’URSS, les méchants communistes et les affreux capitalistes, il y avait un troisième monde, un tiers.  Et en réalité, ce tiers, faisait les 2/3, on n’arrive jamais à compter, tellement meurent et tellement naissent, c’est si variable, fragile, ces populations là, parfois.

Voilà donc ce qu’est la BoP.  Mais ce n’est pas fini.

Quand vous parlez de milliards de consommateurs potentiels à un homme d’affaire, il s’intéresse.  Et donc nous avons des grandes firmes internationales qui commencent à produire des démarches marketing en direction de BoP.  Une démarche marketing est un processus d’une grande beauté intellectuelle, c’est un sommet dans notre civilisation  ;  il s’agit de s’intéresser à des consommateurs potentiels, leurs caractéristiques économiques surtout, leurs besoins, puis à élaborer des produits, des conditionnements et des circuits de distribution afin que le consommateurs finissent par adhèrer à ce que leur propose l’entreprise.

Ainsi Total tente de vendre des systèmes d’éclairage solaires aux petits artisans des pays pauvres.  Pas seulement aux artisans, mais les artisans sont à la fois ceux qui bénéficient le plus de l’innovation, et donc ceux qui sont à mème de la financer le plus volontiers.

Ce que je trouve très intèressant dans cette question des BoP ce n’est pas tellement l’aspect économique.  Mais plutot ce que cela nous apprend sur nous mèmes.

Aucun individu vivant en France n’appartient à la BoP.  Aucun. La BoP se définit par « moins de 2$/jour », 50€ au mois.  Mais quoiqu’on fasse, il y aura toujours un BoP, non ?

Peut-on imaginer que le BoP ait une vie décente ?

Les multinationales se comportent comme leurs profits leurs disent de se comporter, du moins c’est le comportement le plus moral qu’on puisse leur demander.  Ce sont des animaux.  Ni plus, ni moins.  Elles peuvent apprendre, certainement pas en leur faisant la morale bètement.

Parallèlement au marketing vers les BoP, qui n’est pas qu’une question de multinationales, a priori n’importe quelle entreprise française pourrait tenter, pas forcément aboutir, on trouve une nouvelle façon d’approcher les programmes de développement qui est une évaluation scientifique et quantitative, « dure »  ;  par assignation aléatoire, ce qui veut dire qu’on ne cherche plus à produire de l’aide pour tous, tout de suite, mais qu’on vérifie que le programme produit bien quelque chose, qu’on mesure avec rigueur.

De prime abord cette démarche peut paraitre dure, il s’agit d’évaluer l’efficacité de ce que les « bonnes intentions » produisent, et il se pose des questions morales, liées à la répartition aléatoire.  Mais en réalité, en pratique, cette démarche visent avant tout à ne pas produire de choses inutiles, et mieux à ce qu’on ne nuisent pas en voulant bien faire   ;  et naturellement l’aide prime toujours sur l’étude, ce n’est qu’une question d’organisation.

Voila la base de la pyramide, ces dernières années, voit de grandes choses arriver, par la mondialisation.  Ce qui ne veut pas dire, au contraire, que ces grandes choses ne doivent pas être domptées.

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