« CE MATIN » sous un autre angle

Résumé des épisodes précédents :

Suite à une dispute avec son mari Custer, Francesca a pris la décision

de changer de vie : elle ne suivra plus les conseils de sa marraine la

fée, Bree Norton, qui la pousse à s’investir dans sa profession de fées

éleveuses d’histoires au détriment de sa vie conjugale ; elle fera

désormais plus attention à ce que son mari, le centaure Custer

Doloroso, désire.

Bree Norton quant à elle se morfond suite à la dispute avec sa nièce :

cette dernière lui a infligé des vérités mordantes en lui rappelant sa

misère affective et sa propension à la reporter dans une haine des

hommes. Elle est dépositaire d’une tradition transmise par les femmes

de sa famille depuis des générations, et celle qu’elle a choisi pour la

perpétuer après elle, c’est Francesca qui la rejette véhémentement.

Néanmoins elle ne s’avoue pas encore vaincue, et elle a fomenté un plan

diabolique … cette femme sans âge à la beauté envoûtante et

ténébreuse, maîtresse des artifices et sortilèges millénaires de sa

race, a pris rendez-vous avec Custer !!! Et surtout dans quel dessein

?!

Custer quant à lui est plutôt préoccupé par son entreprise de BTP et

ses chantiers, mais il ne comprend pas très bien les motifs de la

dispute entre sa femme et sa tante. Et franchement ça le gonfle un peu

leurs histoires de gonzesses.

Pendant ce temps les blattes télépathes Pastor et Collux continuent

leur projet dans la cuisine de Francesca et Custer. Mais quel est ce

projet ? Pastor et Collux veulent faire reconnaître leur espèce à la

hauteur de l’humanité, mieux ils veulent conquérir le monde. Pour ce

faire ils ont une stratégie : ils vont planter une graine.

De nombreuses questions restent en suspend : que va faire Bree avec

Custer ? En quoi la mystérieuse graine de Pastor et Collux

concerne-t-elle Custer et Francesca ? Et bien d’autres encore.

Nous retrouvons pour notre épisode du jour Custer dans sa cuisine au

petit déjeuner, il est espionné mentalement par Collux dont c’est le

tour de garde, ce qui nous permet de l’entendre (entre parenthèse).

Épisode 1257 : Un bon yaourt.

Custer ouvre le frigo et cherche quelque chose à manger. Il pousse les

restes du dîner de la veille des coquelets en sauce, et finit par

trouver tout un tas de petits bocaux en verre.

(Ha des yaourt de tante Bree, elle sait que je les adore, miam miam)

Il prend un des yaourts au contenu rose, prend une petite cuillère

propre dans le tiroir, et commence à le manger en regardant par la

fenêtre.

(ho zut du brouillard, ça va encore retarder mon chantier)

Il prend une cuillerée du yaourt

(hé mais c’est quoi ce truc bizarre ?)

il sort un bout de litchis rose avec sa cuillère il le mâche

consciencieusement.

( ho c’est bizarre qu’est-ce que c’est que ce truc ? Ha oui c’est un

buisson qui sort les branches, marrant …)

(hé sur le terrain de foot je leur avais bien dit qu’il y avait un

creux devant la cage de droite : ça se voit bien : c’est plus blanc à

cet endroit…j’avais raison, quel bande de c…)

Maintenant il sort un bout de fruit de sa bouche en cul de poule.

(c’est drôle ce truc on dirait que j’ai une langue de serpent, pour

mieux farfouiller… hummmm)

(ça ressemble aussi à un clito en fait )

Il le croque. Et regarde à nouveau par la fenêtre.

( tiens la sœur sourire passe en 205 junior… elle me plaît bien

celle-là, avec ses miches rondes et ses seins qui pointent, faut croire

que de pas servir conserve… ha ce qu’elle m’excite….mais non elle

va sûrement visiter ses cassoces pourris, on l’intéresse pas nous les

gens normaux)

Il racle la fin du pot de yaourt, prend la dernière cuillerée qu’il

laisse un moment dans sa bouche.

( ha le soleil se lève, elle est belle ma grue… j’pense qu’on va

pouvoir bosser aujourd’hui finalement)

Il pose le pot et la cuillère dans l’évier, indemne de toute vaisselle,

lavée par Francesca, qui se voue aux taches ménagères suite à une

dispute avec Custer.

(ha la vaisselle est faite, il suffisait de mettre les choses au

point… et merci tante Bree pour ton yaourt )

Et il s’en va.

Aussitôt Collux sort de la bonde de l’évier et va se repaître des

restes de Yaourt.

« C’est du litchi , du litchi, espèce de bourrin sans âme et sans

cervelle…le terreau idéal pour y planter une graine, une graine qui

grandira en une plante qui se faufilera dans les âmes de tous les

hommes et …et ….NHyarHarahaahahahar »

La blatte repart vers la bonde de l’évier en continuant à hoqueter de

rire.

Elle s’engouffre dans ce trou béant et s’élance dans le tuyau d’évacuation de l’évier.

C’est une belle blatte de couleur terre de sienne brûlée avec un dégradé vers le

miel sur le bord des élytres.

Elle enjambe, escalade, à une vitesse folle tous les obstacles, débris,

pluches de légumes et restes de viandes, tous ce gâchis que les

« grandes » comme les appelle Pastor, font des ressources de la nature et

dont les blattes communes font pitance et même festin.

Cependant Collux se sent bizarre, comme si le yaourt aux litchis ne passait pas,

comme si …

« ho mon dieu, la saleté de gargamelle à la vanille…! »

Enfin arrivé devant Pastor, Collux lui lança un flot télépathique :

« Pastor je suis empoisonné c’est la vieille, là heu …Bree… elle a

mis un truc dans le yaourt de du bourrin là, Custer, un truc

bizarre… du poison, j’en ai pris, j’voulais goûter le truc, le

bourrin n’avait pas reconnu le litchi..ho merde pastor qu’est-ce que

j’vais devenir… »

« heuu » hésite Pastor.

 » han ?! et le projet, bordel , le projet, la graine, bordel, merde

Pastor j’pouvais pas savoir, merde, quelle conne, quel bourrin …

merde putain…bordel…merde… » se lamente Collux.

« Fais haaa  » ordonne Pastor gentiment.

« haaaa » fait collux en écartant ses mandibules tandis que Pastor hume

son haleine, puis extrait une parcelle de crème rosée coincée entre

deux poils chitineux. Il goûte des antennes cet indice sucré.

« bon OK je vois ce que c’est », reprend-il, « c’est habile de la part de

Bree…mais…attends que je réfléchisse »

Collux regarde Pastor dans un état de stupéfaction qui est autant le

résultat de la panique précédente que de la réaction de Pastor, son

idole. La blatte adulte mais encore jeune contemple son aîné, sa

couleur doré se grisant prés de la tète, son port attentif, relevé,

toujours prêt à saisir les éléments dans leur ensemble.

« OK, Collux il va falloir être courageux, mais ton rôle prends une

importance primordiale, tu vas devenir le héros de cette histoire dont

je ne serais que l’historien. C’est toi qui devras réaliser notre

destin parmi les « grandes », tu vas faire l’histoire que je vais te

raconter ».

« Ho mazette… »

Pendant le colloque des insectes Francesca entre dans la cuisine en peignoir de velours bleu ciel,

malgré ses cheveux défait et ses poches sous les yeux, qu’elle a rougi

pour avoir pleuré la veille, en plus de s’être laissée aller à boire,

encore plus que de coutume, pour supporter son mari, sa marraine, et

cette infestation de blatte, elle a des traits réguliers et harmonieux,

tout en douceur.

D’ailleurs elle constate que Custer a encore laissé dans l’évier son

pot de Yaourt sale, enfin le pot sale de yaourt, le yaourt devait être

excellent. Elle le porte à son nez pour profiter des effluves… et le

fronce, ce qui renforce encore son aspect de légume irrégulier et

rougissant.

« ho la saleté, non contente de me harceler, elle s’attaque à ma famille

maintenant !!! ho mais pourvu qu’il ne soit pas trop tard !!! »

Et elle part comme une furie échevelée et obèse, Francesca souffre d’un

sur-poids grandissant depuis qu’elle s’est mariée avec Custer, ce qui ne

l’empêche pas d’avoir des traits réguliers et tout en douceur, au

contraire.

Ce n’est que plus tard en arrivant sur le chantier qu’elle se rendra

compte de sa tenue par les regards concupiscents des ouvriers de son

mari… à qui elle offrira alors son sourire le plus charmeur, et

l’ouverture furtive de son peignoir sur des rotondités à la blancheur

de l’albâtre, délicatement rosée prés des articulations et dans les

replis secrets…

Custer en la voyant ainsi, s’émeut un peu :

« ho Francesca, quelle délicate attention de venir apporter un peu de

féminité à ces braves camarades salariés… »

Ainsi elle sut que Bree était parvenue à ses fins funestes… ou pas.

C’est ce que pense Bree devant la maison de Francesca, en pleine discussion animée avec

un homme plus jeune qu’elle, mais dont le statut semble équivalent,

grâce à ses tempes poivre et sel et à son collier de barbe qui complète

un bouc, en fait il y a aussi sa longue cape rouge bordeaux et ses

cuissardes noires qui lui donnent une apparence d’être puissant et

merveilleux, de connaître des secrets qui nous emmèneraient dans des

contrées inconnues de nous mêmes en nous révélant notre moi profond.

C’est le magicien célèbre de Oz, et aussi par sa mère de Habond, mais

son cousin par alliance, c’est tout dire une pièce rapportée, lui

conteste ce titre, bien à tort c’est sur, mais tant que le tribunal

des magiciens n’a pas tranché, il ne peut pas dire « Je suis un Oz et

Habond », et cela le fait rire en dedans en même temps que ça le déçoit

trop de n e pas pouvoir faire à la fois de l’auto -dérision qui est le

comble de l’élégance, en même temps qu’un jeu de mot habile en

démontrant son extrême intelligence.

Bree se demande s’il n’est pas un peu fat et vaniteux tout en lui

parlant, parce qu’elle lui en veut aussi. Mais je bavarde je bavarde,

une vraie commère, et … écoutons donc ce qu’ils se disent.

Bree : « Oz, et Habond », elle le flatte, car elle est habile (en tant

qu’auteur je le sais, c’est moi qui l’ai créée, et c’est un ressort de

ma narration, l’habileté de Bree, et le suspense, si elle est « bonne »

ou « mauvaise »)(car moi je pense que dans la vie, on n’est pas…ou tout

mauvais, ou tout bon, ça dépend, alors je veux montrer en tant

qu’auteur, car c’est mon ambition, enfin ma prétention, enfin bon

heu… moi auteur, je montrerais des personnages complexes, voilà

)(c’est facile de critiquer, si vous croyez que c’est facile )(mais ça

l’est pas, et je suis mon premier critique)(et ça non plus c’est pas

facile)( on souffre en tant qu’auteur ), « il faut que tu me fasses

confiance, je suis en train d’y arriver, et tu verras elle aussi elle

sera contente et motivée, quand elle aura compris ce que j’ai fait

vraiment pour elle, et tous mes sacrifices. »

Oz (moi j’ai pas besoin de le flatter, en plus son cousin il est quand

même sympa, et j’aime pas trop le coté légèrement raciste qu’il y a

derrière le « par alliance », le « branche rapportée », j’trouve ça moyen)

(non mais ils se prennent pour qui ? hein ? la crème qui sort de la

cuisse de Jupiter ? Hé ben non, ils sont comme tout le monde, il font

la petite et la grosse commission, et y a besoin de touch fresh

après…oui je regrette qu’il faille en venir jusque là, quand même) :

« mais enfin Bree, tu ne manipule pas les innocents naïfs tout de même !

tu sais que l’usage de la sorcellerie est interdit en dehors des

emplacements prévus à cet effet, non !?

Bree, tu n’aurais pas osé !!!???? »

Bree : « mais non, rassures toi, j’ai été plus fine que ça, voyons, tu

me connais. Là, tu me vexerais presque. » (EN FAIT elle ment comme une

alcoolique, ou un dragueur compulsif, ils sont malades ces gens

là…moi je les plains, on devrait les soigner et les soutenir plutôt

que leur jeter la pierre dans le caniveau )

Tout sera réglé dans quelque jours et ma famille pourra continuer à

occuper la charge des histoires à la cour de la Reine des Fées et du

Roi des Vœux… »

Oz : « tu ferais bien, car sinon… je ne donne pas cher de ton avenir

chez les Fées-Voeux, que j’aime, un peu trop » dit-il en se tenant le

ventre.

Et il s’éloigne en volant et en tournoyant, et en disparaissant

derrière sa cape dans un nuage de fumée (moi aussi ça me parait un peu

trop, il se la joue trop américain ce Oz, mon personnage m’échappe, il

parait que ça arrive aux plus grands auteurs ) et une odeur soufrée

(ha je comprends mieux, c’est compréhensible, et assez délicat vis à

vis de Bree )( mais vaniteux).

Bree sourit et regarde par la fenêtre de la cuisine de Francesca, elle

voit son pot de yaourt dan l’évier, et n’étouffe pas tout à fait un

« YES, I got’em » (all’ regarde trop la télé Bree, surtout à son âge ).

A l’intérieur de la cuisine, Collux et Pastor continuent leur conférence :

Collux : « Tu veux dire que je dois m’incruster dans le toupet du

bourrin, ce qui sera facilité par la substance de Bree, et qu’à ce

moment là je lui suggérerai des histoires de glorieuses Blattes ? »

Pastor : « Mais oui, tu seras toi-même la Graine, n’est-ce pas

merveilleux ? »

Collux : « Oui mais pour les femelles je ferai comment ? »

Pastor : « Elles chériront ta mémoire, sois en sur »

Collux : « ha ouais chouettos…et pour les autres trucs ?… »

Pastor : « Hummm laisse moi réfléchir…hum hum hum… »

Collux :  » OK d’accord, laisse tomber j’ai compris, je suis de la

baise, ou plutôt non justement ! d’accord, merci ! »

Pastor : « NON, attends j’ai trouvé : si tu es la blatte dans la tête du

centaure, lui il est le centaure dans ta tête, non ? Alors imagine ce

que lui se fait comme gonzesse… Et pas des blattes de 1 gramme, NON

monsieur… »

Collux : « Ha oui, vu comme ça, c’est pas mal… »

( En tant qu’auteur cet épisode est fini, mais malheureusement je n’ai

pas envie de continuer ce feuilleton, pas plus que je n’avais envie de

le commencer d’ailleurs )

( Alors bon je vous résume vite fait des éléments de langage à propos

des épisodes suivants )

La potion de suggestibilité centaurique que Bree a fait ingérer à

Custer le rend incapable de rester chef d’entreprise, il donnait des

augmentations, réduisait ses prix et achetait trop cher ses fournitures

: il suffisait de lui en donner l’idée.

Du coup Francesca lui a aussi donné l’idée que c’était cool de faire le

ménage et la cuisine.

Mais problème financier, que Bree a résolu en lui obtenant une place à

la cour des Fées-Voeux, mais le coté un peu trop suggestible de Custer

va finir par …générer d’autres histoires…

Bree retrouve sa toute puissance à la cour, appuyée par Francesca, qui

raconte vraiment bien des histoires, en tant que Boulimique…encore

des histoires… mais aussi Bree va se laisser séduire par Oz…encore

des histoires…

Custer et les blattes Pastor et Collux… ben en fait le coup des

gonzesses ça marche pas très bien parce qu’après que Collux se soit

implanté dans l’esprit de Custer… il va concevoir un amour impossible

avec la bonne sœur, elle a cassé sa voiture, et cherche un autre

véhicule, elle essaie le vélo, mais ça convient pas non plus…des

histoires encore, ( un personnage fascinant que cette bonne sœur, qui

n’en est pas vraiment une, mais un agent du roi des vœux )

Pendant que Custer a plein d’histoires de gonzesse qui lui court après,

notamment la Reine des Fées…mais c’est à la bonne sœur qu’il pense

tout le temps…

Donc finalement il a le cafard.

( Bref, c’est pas fini pour moi de raconter des histoires à la mord moi

le toupet si je me laisse aller. Alors merci, bonsoir, j’arrête.)

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2 commentaires

  1. Génial ce texte, quel bidonnage (un truc qui m’a fait me bidonner quoi!).
    Je verrais bien ce texte ré écrit sous une autre plume, un autre narrateur qui raconterait cette histoire de yaourt à sa manière quoi!

    Tu nous offrirais ce bonheur lazarille ou y aurait-il d’autres crémiers ou crémières qui ont envie d’entreprendre?

    J'aime

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