A mon mari – pwezidol

Mon bel amour, O mon mari qui très patiemment vient au secours,
De mon àme quand les tourments de mon corps insatiable viennent
Frapper Ses remparts friables.  Par ta main qui doucement parcourt
Ma peau de bronze. Sous ma tenue ajourée, derrière ces persiennes

Par mes courbes à la volupté contournée comme ride l’eau le sable
En mes vallées repliées, sur mes monts doux ou érigés, elles sentent
Ma peau et ta main leur union sacrée. L’une  « aime moi » susurre aimable
L’autre glisse et frotte, effleure, volte, presse inlassable, elle dilue l’attente.

Quand à mon souffle tu reconnais mes tourments venus à leur infini
Quand dans tes pièges ils sont à ta merci, avant de les cueillir, impavide
Tu arrêtes ta main.  Là plus ne respire ton aimée. Tes lèvres tu finis
Par appliquer sur les miennes en un doux baiser, long, très avide.

Puis de mes atours, mes colifichets, mes attraits de femme enjoliée
Tu fais fi. Tu écartes les coussins, tu poses tes armes, te mets à nu.
Tel qu’en la nature, nous sommes, mes tourments à fleur de peau, liés
Je respire en ma poitrine gonflée, mon dos et mes cuisses grenues.

Toi ta stature s’étend au dessus d’un glaive rougeoyant à l’ampleur déployée
Il m’attire et me fascine, je n’ose le toucher.  Tu me fixes le fixant et sourit
Car vainqueur des vains désirs qui me tourmentent avec leur veule rouerie
Toi fier paladin tu pars en guerre, des dragons de mon corps tu vas festoyer.

Tu dois d’abord la porte franchir, que de leurs humeurs ils ont souillée
Ton glaive s’avance avec la prudence du voleur, il avance sa tète, la tourne
A droite à gauche, avance encore plus loin, recule un peu, plus loin va fouiller
En haut, en bas, non rien là,  plus loin encore, puis soudain à l’ennemi il s’enfourne.

Ha cette lutte ce glaive mène, de ses coups les démons sont abreuvés
Des coup longs des coup brefs, des profond et des coup pour déjouer les revers
Il se bat sans cesse, allant chercher profond ses ennemis, y reste longtemps
Repartant, revenant à grand coup il les arraisonne, les chiffone, leur donne leur comptant.
Dans un grand cri tu sonnes l’hallali, et je crie, aussi, tu laves le repaire des démons
D’un long jet puissant saccadé.  Au repos nous goutons un instant. Résumons
Car il me semble sentir un piquant de démons dans l’autre carriere
Mais oui mais oui c’est bien là qu’ont fui ces laches sans barriere…

Note  :  ce texte fut publié sous un fake sur un site de rencontre.  Le fake était relativement élaboré puisqu’il comprenait une photo d’une femme (malaisienne) qui portait foulard, mais pas voile.  cocvil en était le pseudo.

Les réactions féminines de la communauté où il fut publié furent de deux natures  :  les unes engagèrent un dialogue curieux et ouvert, quand d’autres furent choqués par les termes guerriers employés, la soumission féminine.  Très drole quand on considère le succès de « 50 shades of Grey »

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